Comment j’audite un site WordPress, étape par étape (et ce que je livre vraiment)
Cet été j’ai audité deux sites qui n’ont rien en commun. D’un côté la boutique en ligne d’une pâtisserie lyonnaise, plusieurs dizaines de pages et six ans d’existence. De l’autre le site d’une coach sportive dont le nom de domaine avait dix jours. J’ai appliqué la même méthode aux deux. J’en ai sorti deux diagnostics qui ne se ressemblent pas. C’est tout l’intérêt d’un audit de site WordPress : je ne cherche pas des défauts en général, je cherche ce qui vous empêche d’avoir des clients. Voici comment je m’y prends et ce que vous recevez à la fin.
Pourquoi je commence toujours par là
Beaucoup de demandes arrivent chez moi avec la solution déjà choisie. Il faut refaire le site. Il faut du SEO. Il faut plus de contenu. Parfois c’est vrai. Souvent le problème est ailleurs et il est plus petit que prévu. Sur la boutique de pâtisserie, la première chose que j’ai trouvée n’avait rien à voir avec le référencement : le paiement en ligne ne fonctionnait plus depuis six mois. Personne ne s’en était aperçu parce que le tunnel de commande allait jusqu’au bout avant de se bloquer, sans le moindre message d’erreur.
Un audit coûte 250 € et prend une semaine. Il répond à une seule question : par quoi faut-il commencer pour que le site rapporte plus ? La réponse est rarement celle qu’on attendait. C’est pour ça que je le fais avant tout le reste.
Ce que je regarde, dans l’ordre
J’ai sept étapes et je ne change pas leur ordre. Ce qui change d’un site à l’autre, c’est ce qu’elles font remonter.
1. Les chiffres avant les opinions
Avant même d’ouvrir le site, j’ouvre la Search Console sur trois mois, l’outil de statistiques en place et la fiche Google. Je veux savoir combien de gens arrivent, d’où ils viennent, sur quelles recherches et ce qu’ils font ensuite. Pour la pâtisserie : 67 % des clics venus de Google étaient le fait de gens qui tapaient déjà son nom et 80 % des visiteurs étaient sur mobile. Pour la coach : 92 % des visites du premier mois venaient des réseaux sociaux ou d’accès directs, presque rien de Google. Deux sites que l’on visite sur invitation, chacun pour une raison différente.
2. Le crawl complet du site
Un robot passe sur chaque page comme Google le ferait et me sort la liste complète : titres, balises H1, adresses, images, liens cassés, pages en double. C’est là que remontent les choses que personne ne voit depuis l’administration. Sur la boutique, presque aucune page n’avait de titre principal. Les prix étaient balisés comme des titres de section. Des dizaines de fiches produits gardaient leur adresse de test, dont le produit signature de la maison. Aucune image de la médiathèque n’avait de texte alternatif. Sur le site de la coach, l’accueil avait deux H1 qui se disputaient le sujet de la page, la page des services n’en avait aucun et l’adresse e-mail du pied de page était balisée en H4 sur les quatre pages.
3. Ce qui bloque la vente ou la sécurité
Je fais ce que ferait un client : je passe commande, je remplis le formulaire, j’appelle. C’est comme ça que j’ai trouvé le paiement en panne. L’extension Stripe avait disparu du serveur. Le dossier était encore là mais vide, le convertisseur d’images dans le même état. Trois extensions au cœur du site tournaient sans licence, donc sans correctif de sécurité depuis des mois. C’est la première porte d’entrée des piratages WordPress. Chez la coach, sur Squarespace, la plomberie était irréprochable : serveur rapide, images converties automatiquement, aucun défaut sur mobile. Ce qui manquait relevait de la loi. Pas de mentions légales, pas de politique de confidentialité et un reCAPTCHA qui déposait des cookies Google avant tout consentement.
4. Ce que Google affiche de vous
Je tape les recherches de vos clients et je regarde votre résultat tel qu’il s’affiche, titre et description. Aucun titre de page de la pâtisserie ne contenait « pâtisserie », « chocolatier » ou « Lyon ». Google et les clients ne voyaient que le nom de la maison suivi de « Accueil ». Les titres de la coach dépassaient largement la soixantaine de caractères que Google affiche. Son accueil répétait deux fois « coaching à domicile », une expression que presque personne ne tape, quand « coach sportif » est recherché beaucoup plus souvent. Réécrire quatre titres et quatre descriptions : de tout ce que j’ai proposé cet été, c’est ce qui rapporte le plus pour le moins d’effort.
5. Le terrain, requête par requête
Je croise ce que dit la Search Console avec ce que la page de résultats affiche vraiment. La pâtisserie était déjà en page 1 sur sa requête principale avec sa ville. Presque personne ne cliquait, faute de titre travaillé et d’étoiles. Un gisement dormait juste à côté : plusieurs centaines d’affichages par trimestre sur l’un de ses produits phares, le site dans les cinq premières places, quasiment aucun clic. Aucune page ne parlait de ce produit. Pour la coach, j’ai relevé commune par commune qui occupait les six premiers résultats sur « coach sportif à domicile ». La plupart des communes de sa zone avaient déjà un coach installé. Quelques-unes n’avaient personne ou seulement une page faible en face. Autant de terrains à prendre tout de suite.
6. La conversion et la fiche Google
Un visiteur qui arrive doit pouvoir se décider, puis agir. La fiche Google de la pâtisserie affichait plusieurs centaines d’avis avec une très bonne note, un capital que la plupart de ses concurrentes n’ont pas. Pourtant aucun horaire n’était renseigné, rien n’avait été publié depuis Noël et un avis à une étoile trônait en vitrine sans réponse. Sur le site, en plein mois d’août, la page d’accueil souhaitait encore « Meilleurs vœux 2026 ». Chez la coach, le téléphone n’était pas cliquable. Aucun tarif n’apparaissait alors que le crédit d’impôt de 50 % est son meilleur argument. La page contact faisait seize mots. Sa fiche Google partait de haut, une dizaine d’avis tous à cinq étoiles, sans une seule réponse.
7. Le plan d’action, chiffré
Chaque constat devient une ligne du plan : à quoi ça sert, qui peut le faire, combien ça coûte. Pour la pâtisserie, une douzaine d’actions en trois lots, pour un budget total autour de 1 500 €. On commence par remettre le paiement en service et régulariser les licences. Le référencement vient après. Pour la coach, une douzaine d’actions pour un peu plus de 1 000 €, dont deux qui ne coûtent rien parce qu’elle peut les faire elle-même sur sa fiche Google, plus une option de refonte sous WordPress pour lever les limites de sa plateforme. Le client choisit ce qu’il fait, dans quel ordre et avec qui.
Ce que vous recevez
Une présentation de vingt à trente pages qu’on peut lire sans être technicien. Un chiffre, un constat, une proposition par page, avec des captures de ce que voit un client. En annexe, des fichiers Excel prêts à l’emploi : les titres et descriptions à réécrire page par page, la liste des pages sans H1 avec le titre à déclarer, les adresses à renommer avec leur nouvelle version. Puis une heure de restitution en visio pour parcourir le plan d’action ensemble. Le tout sous une semaine, pour 250 €. Une partie du montant est déduite si vous me confiez ensuite les corrections. Le détail est sur la page audit de site WordPress.
Deux audits, deux diagnostics
Pour la pâtisserie, le diagnostic tenait en une phrase : le site est techniquement sain et la marque est forte, mais tout ce qui transforme cette base en clients est resté en chantier, les titres comme la fiche Google, les contenus comme la vitesse mobile. Le premier lot remet la boutique en état de vendre. Le deuxième va chercher les clics perdus. Le troisième transforme les visites en commandes.
Pour la coach, le site était propre, rapide et bien construit. Il ne disait juste nulle part où elle intervenait, pendant qu’une concurrente directe avait déjà publié une page par commune. Le plan ne parlait donc ni de vitesse ni de sécurité. Il déployait une page par commune en trois vagues, du terrain vide vers le terrain disputé, avec un gabarit repris de ce que font les coachs qui sortent en première position.
Faire soi-même : les huit points à vérifier
Vous n’avez pas besoin de moi pour un premier tour. Ces huit vérifications prennent une heure et en disent déjà long.
- Passez une commande ou envoyez le formulaire de contact jusqu’au bout, depuis un téléphone.
- Tapez votre nom dans Google, puis votre métier avec votre ville. Où êtes-vous ? Qu’affiche votre résultat ?
- Ouvrez la Search Console : les clics montent-ils ou baissent-ils, sur quelles recherches ?
- Vérifiez que chaque page importante a un seul titre principal (H1) qui dit de quoi elle parle.
- Regardez vos titres de page : la ville et le métier y sont-ils ? Tiennent-ils en soixante caractères ?
- Comptez les extensions non mises à jour et les licences expirées dans l’administration.
- Ouvrez votre fiche Google : horaires, photos récentes, dernier post, réponses aux avis.
- Votre numéro est-il cliquable sur mobile ? Vos tarifs sont-ils quelque part ?
Si trois de ces points coincent, l’audit complet trouvera les autres. Surtout, il les mettra dans le bon ordre.
Et après l’audit
Selon ce qu’il trouve, la suite est l’une de ces trois pages. La maintenance quand la base est saine mais négligée. La refonte quand la structure ne suit plus. Des corrections ciblées quand quelques réglages suffisent. Dans tous les cas, la recette avant mise en ligne et les redirections font partie du travail. Le prix est annoncé poste par poste avant de commencer. L’audit sert à ça : décider avec des chiffres plutôt qu’avec des impressions.
Questions fréquentes sur l’audit de site WordPress
Vous voulez savoir par quoi commencer sur votre site ?
Envoyez-moi son adresse. Je vous dis sous 24 h ouvrées si un audit se justifie et ce qu’il couvrirait.



